Le Musée du Paysan Roumain a démarré, le 15 septembre 2006, le projet Maison de pierre, réalisé avec l’appui du programme de l’Union Européenne, Culture 2000, au Manoir de Heresti, bâti par le boyard Udriste Nasturel, en dix-septième siècle. Avec le boyard Dan Nasta, le musée prépare l’exposition-spectacle La Noce à Heresti et la projection du film Le Jardin du Boyard Nasta. L’histoire du Manoir de Heresti La Maison de pierre de Heresti, bâtiment de patrimoine de premier degré a été bâtie par le logofat Udriste Nasturel qui était le chancelier, le responsable culturel et l’intellectuel de la cour pendant le règne de Matei Basarab. Udriste Nasturel représente un cas typique pour ce que le boyard a symbolisé dans l’histoire de la Roumanie et un cas atypique pour ce que cette catégorie sociale a symbolisé dans le reste de l’Europe où l’aristocratie était très conservatrice et réfractaire à la nouveauté. Par contre, les boyards roumains qui voyageaient beaucoup, qui étaient très ouverts aux idées nouvelles ont été des facteurs de modernité. Revenu d’un long voyage en Italie, le boyard Udriste Nasturel a construit cette maison de pierre, avec un escalier intérieur qui est une bizarrerie parce que le matériau usuel de construction dans la région était le pisé et parce que l’architecture était inédite. Le bâtiment fût assimilé et devint une sorte de marque identitaire pour la communauté de Heresti, de sorte que les gens du lieu se présentent comme étant les voisins du palais, ou du musée. A côté du château on construit une église de pierre patronné par l’épouse du boyard Udriste Nasturel, Elena ou Elina Doamna. En dix-neuvième siècle la maison a été achetée par les boyards Stolojan qui l’ont habité, mais qui ont aussi construit à côté d’elle un manoir et qui ont eu un rôle civilisateur pour la communauté rurale de Heresti. Le projet Les objectifs du projet sont le développement des recherches sur les boyards roumains, faire valoir par le public l’assemble muséale de Heresti, la restauration du manoir de Udriste Nasturel pour y créer un Musée du Boyard Roumain, complémentaire ou en relation avec le Musée du Paysan Roumain ce qui représente une première pour la Roumaine. Puis la revitalisation de la communauté de Heresti en l’impliquant dans ce projet. Heresti est un village multiethnique – constitué de Roumains, Bulgares, Tziganes – situé dans la plaine. Après son début, le projet continuera avec les ateliers de restauration, les ateliers pour faire le pisé, les conférences muséologiques et ainsi de suite. Le projet s’adresse aux anciennes familles de boyards, à la communauté de Heresti, aux habitants de Bucarest qui veulent sortir de la ville pour quelques heures. Le programme pour le 14 septembre 2006 : 16.30 – départ du siège du musée vers Heresti situé à 35 –40 km de Bucarest 17.30 – début de l’exposition-spectacle réalisé avec monsieur Dan Nasta 18.30 – sortie dans la cour du manoir pour prendre un casse-croûte 19.00 – la projection du film Le Jardin du Boyard Nasta 19.30 – départ de Heresti vers Bucarest Dan Nasta – Un dessein en paroles1 Je suis un collectionneur qui expose à Heresti. La seule chambre voûtée de l’étage fait transmettre l’idée qu’au commencement, toutes les salles étaient couvertes de voûtes. J’ai vu une photographie d’avant les années 30. Au dessus du bâtiment il y avait une tour ronde, pour regarder la valée. J’ai trouvé un cahier d’il y a 20 ans dans lequel il y avait une splendide reproduction du réz-de-chaussée. Tu dois me passer un jeune pour me faire un dessein complet de l’étage. Je pars de la chambre voûtée où je fais l’atelier du collectionneur. Un de mes portraits, une planchette d’architecte sur laquelle j’expose les plans de la maison et quelques petites choses, des images de journal, des images sur placage, de belles choses. Sur le couloir il y a le coin vers la droite. Là-bas, devant les trois fenêtres je veux trois boites orizontales à couvercle vitré, contenant des pièces de préhistoire, grecques et roumaines. Après, je viens avec un panneau en fresque de Matei Basarab, fait avec un procédé de reproduction mécanique, monté sur un cadre d’environ 2 sur 3 mètres: Matei avec sa femme et ses 2 enfants. Le grand couloir a 10 mètres et 4 fenêtres. Ici je fais un montage, l’Entrée au Paradis - la vision du paysan sur l’Au delà. Mur de 4 sur 6 mètres. Le mur a sur sa droite une porte que je fais couvrir de carton, je la peint en blanc et j’installe un tableau de Pastina – MON JARDIN. Il a 3,60 sur 2,60. L’Ange avec l’aile soulevée, posé sur un placage épais, Ruxandra a un contacte direct avec les enfants ; j’accroche deux anges du coté du tableau. Après le tableau, autres 5 anges accrochés à la cimaise. A droite en haut, au dessus de la porte je pose une grande icône montée sur un plan oblique pour la tenir face au jardin du Paradis. L’Archange Michel garde le Paradis, le vestibule du Paradis. A la base du mur, un tapis persan fait de rangs – les segments d’un jardin. Il a 3 sur 4 mètres et avance par terre vers le publique. J’aurais 4 paons plastiques avec la queue en éventail faits en bois. C’est une vision, c’est une illusion. Pour les deux cotés, je commande à l’atelier des fleurs des tiges des fleurs de campagne rouges, roses et blanches. Devant les 4 fenêtres je pose 4 cruches zoomorphes et un morceau d’arbre troué dans lequel va couver une poule. J’en ai encore 2 cruches en forme de cheval du diable. Après les fleurs de campagne on entre dans la salle de 10 sur 6 mètres, qui abrîtera le trône paysan de Maitec. Je dois l’emprunter du Musée National d’Art de Roumanie. Des deux cotés, deux coffres – la dot et l’héritage du paysan. Nous aurons un panneau avec des inscriptions de Mogosoaia. Cette salle aura comme point fort un grand tableau de Gherasim, avec la vision du Paysan, sa vision cosmique, les rapports de la cosmicité paysanne. Je l’achète avec 15 millions. Deux mortiers de la collection Slatineanu et une du village seront les supports pour les outils de travail aux champs – une chute d’armes (en fr. en original). La femme qui tisse les tapis. Une table longue de 3 mètres sera faite par Iulica. J’offre 2 planches de 4 mètres sur 4 pieds pour le mur de droite. Au dessus de celle-là j’aurai un tapis avec 3 bouquets de fleurs. Sur la table - des outils de cuisine – 3 vases d’eau et autres outils de cuisine. Sur le mur de droite, 4 tapis étroits de Moldavie et une icône. Une porte qui communique avec le Jardin du Paradis. Je crée une petite église de campagne. J’ai besoin d’un iconostase. Je vais copier des panneaux, 2 par 2, d’une église d’Olténie au dessous des icônes impériales en photos, St. Michel et St. Nicolas. Au dessus – un tapis de petites dimensions qui continue les portes impériales. Je crée un encadrement sculpté, couleur or. Une petite icône à la place de la croix centrale – St Jean. Je peux faire copier une Sainte Vierge. Tapis de noces, chandeliers, la salle a 5 sur 3 mètres; elle est isolée, on peut voire la salle sans y entrer. A gauche j’ai besoin d’un lit paysan, pour la maison du boyard de campagne. Ils n’étaient pas des boyards, ils étaient des seigneurs qui possédaient des petits morceaux de terre, suite aux partages répétés de l’héritage. J’ai une copie de la peinture de Bernea, 2 sur 2 mètres - un jardin de village avec les linges à sécher. Je l’accroche sur le mur étroit, entre les fenêtres. Une table paysanne et des couvertures paysannes. J’ai un divan, avec un tapis cousu au milieu. Un tapis pour le mettre par terre, j’ai des gravures paysannes, un Hasdate petit et 2 originaux. On passe dans la salle du Boyard avec le portrait de ma grand-mère à malakoff. Une commode à 3 tiroirs. Sur le mur de vis-à-vis, je crée l’illusion d’une salle double – Cuza Voda. Un unique moment historique. Au milieu je copie de l’Académie, le dessein du groupe des révolutionnaires, l’entrée de Cuza sous l’Arc de Triomphe de Bucarest ; à sa droite – le général Magheru. De Mogosoaia j’apporte le tableau de l’Officier Ion Voinescu. Du Palais Sutu je veux copier 2 portraits ovales des 2 fils de voivode habillés avec des dentelles, des broderies, à la mode turcomane. J’expose un petit salon Biedermayer pour lequel je veux un canapé. J’ai un creton à paons pour le divan. Deux fauteuils à tapisserie originale. Par terre j’ai besoin de pièces de Bessarabie, je peux les poser sur un plancher en bois. Je finis avec l’entrée dans la modernité et j’ai toutes les marches de la paysannerie et 2 types de boyards. J’ai apprit qu’un portrait votif paysan qu’on peut trouver dans une église sur la rive droite de l’Olt. On doit le faire photographier. De cette manière, Matei Basarab et Brancoveanu annoncent la Révolution. En bas je fais faire la Miscellanaea. Dans chaque chambre je vais mettre les chutes des collections – le trésor et la manie du collectionneur. Des gravures par exemple, nous avons besoin de surveillance pour un mois. Des tuiles de cheminée Maria Tereza, avec l’arbre de Vie. Une panoplie sur 4 rangs de plantes médicinales en cadres de toile verte foncé. En plus, des plantes peintes sur 7 planches – des aquarelles botaniques. J’en ai encore 7 mortiers en bronze, je crois qu’ils étaient pharmaceutiques ; elles feront ensemble avec les plantes médicinales. Des reproductions avec des costumes d’époque, j’en ai 15 desseins sur carton – roumains, des femmes, des boyards, soldats en grandes capes et autres, éditées par le Musée National d’Art de Roumanie. Pour le jardin j’en ai quelqu’un qui est professeur à l’Agriculture. Sur l’allée de l’entrée – 2 allées avec des roses nains. Du côté des toilettes – du flox. Vers la vallée, des fleurs grasses. J’ai encore quelques Evangiles, une feuille de Bible avec des miniatures, une photocopie faite par Murnu, et encore 2 photocopies de la chronique grecque de Brancoveanu. Le transport – à Filaret on peut louer des bus. On demandera une taxe de transport de 100.000 lei, mais seulement pour le samedi et le dimanche. Pour 40 places, on couvre la somme investie.